Exemples de travaux des alumni des écoles:
Haute école des arts du Rhin, Strasbourg
École supérieure de bande dessinée et d’illustration, Genève
Haute école spécialisée de Lucerne – art et design
Les trois écoles proposent chacune une formation avec une filière illustration. Tout en ayant des priorités différentes, elles mettent l’accent sur la puissance narrative combinée du texte et de l’image et sur les multiples possibilités narratives offertes par l’illustration. Dans le cadre du projet de fin d’étude, les étudiants travaillent sur un thème de leur choix et avec les moyens souhaités, qu’il s’agisse d’un sujet d’actualité sociale ou d’une expérience personnelle, mettant en lumière des traditions ou attirant l’attention sur des lieux réels que nous ne remarquerions pas forcément dans notre vie quotidienne. Outre le contenu, la « manière » joue également un rôle important: qu’il s’agisse du monotype, de la peinture numérique, de traits de crayon durs ou de pastels à l’huile doux, l’outil de dessin apporte une voix supplémentaire au récit.

Offside
Eliot Elsässer
Adolescent, je jouais dans l’équipe junior du BSC Young Boys. S’inspirant de cette période, Offside raconte les dynamiques de groupe entre garçons et la recherche d’identité dans une vie partagée entre le sport de haut niveau et l’adolescence.

Oxtail
Michelle Vong
Oxtail est une bande dessinée qui jette un regard dans les coulisses d’un restaurant familial chinois. Inspiré d’expériences personnelles et d’anecdotes de l’entreprise familiale, il mêle des scènes quotidiennes à des situations exacerbées pour raconter les tensions au travail, les dynamiques familiales et la manière dont les personnages vivent la perte de leur père et de l’ancien patron.

Helvetia – Platz für alle (Helvetia – place pour tous)
Johanna Rast
Ce journal est un portrait dessiné de la Helvetiaplatz à Lucerne. Il retient des moments fragiles, des bribes de conversation, des ambiances changeantes et des visages récurrents. J’ai attaché beaucoup d’importance à porter un regard attentif, impartial et empathique sur mes sujets.

La Blanche Biche
Maïlis Michel
La Blanche Biche est la réécriture d’un chant de tradition orale. Une jeune fille est changée en biche chaque nuit, son frère la pourchasse : il s’agit d’un livre réalisé entièrement en monotype, pensé comme une promenade inquiétante et vorace. Ce projet s’inscrit dans la transmission d’une « tradition » en cherchant à l’habiter tout en questionnant un héritage patriarcal et violent.

Des cuillères de bois, des outils de métal
Léa Pageot
Trouver du bois autour de chez moi, trouver des conseils chez un menuisier voisin, chaque mois retourner le voir, s’enfoncer dans la matière, comprendre la fibre de bois, trouver ses propres mains.
Travailler le bois avec des outils de métal appartenant à ce menuisier, au père, au beau-père, au grand-père. Passer de l’objet à l’image peinte, traduire, montrer, apprécier chacun des aspects relationnels et graphiques que propose cette pratique.

Mes carnets (2023-2025)
Ambre Barré Venturini
Le deuil se promène alors je dessine pour me vider la tête. Les images apparaissent conjointement à leurs fantômes, elles transpercent les pages en saturant les rectos et les versos. Je me raconte pour mieux rencontrer les autres.

VESTIGE
Max Heer
Mon travail, VESTIGE, suit une jeune plongeuse explorant les fonds marins et tombant sur de mystérieux vestiges, avant de subir une étrange transformation. C’est sous cette forme qu’elle apprends alors à laisser le passé derrière et à découvrir de nouvelles possibilités. Ce projet est né, tout d’abord, d’envies visuelles liées au monde océanique. À ce point de départ qu’était la représentation des fonds marins, s’est attaché un vague scénario qui s’est raffiné avec le temps. Il est donc sensé de dire que cet ouvrage trouve sa source dans une volonté graphique plus que thématique.
Du reste, le choix d’un récit fictif se déroulant sous l’océan, trouve son origine, d’une part, dans mes inspirations très ancrées dans la science-fiction, et d’autre part, dans une fascination pour le monde sous-marin m’ayant suivie toute ma vie. Cette dernière prend certainement racine dans des peurs et des inquiétudes liées à l’inconnu, d’où sa représentation au travers d’un environnement mystérieux et inhospitalier.

Je te danse encore
Amandine Profichet
Je te danse encore est un récit poétique et intimiste qui raconte l’histoire d’une amitié fusionnelle entre deux adolescentes. Ces personnages évoluent dans le milieu de la danse contemporaine. Dans un dessin délicat au crayon gris, l’artiste exprime la proximité et la sensualité des corps en mouvements.
Ce récit personnel a pour but de revaloriser l’amitié féminine et tente de déhiérarchiser les différents types d’amour. La narration est portée par une voix off qui évoque les souvenirs, les émotions, la rencontre ainsi que l’éloignement.

Highline
Ulises Lozano
J’observe mon frère Nico pratiquer la highline au-dessus du Rhône. Fasciné, mais aussi effrayé par son courage, je lui propose de réaliser un projet de bande dessinée ensemble. En me rapprochant de mon frère, j’essaie de comprendre ce qui se cache derrière cette passion. Au travers de discussions, nous explorons son rapport au risque et aux sensations fortes. Ces rencontres nous mèneront à découvrir la relation ambigüe et teintée de nostalgie qu’il entretient avec la mort, depuis une expérience mystique vécue durant son adolescence.
